Le ruisseau qui moud

Les moulins du Maelbeek

Outre celui d’Ixelles (1), le Maelbeek comptait une dizaine de moulins. La plupart fonctionnèrent jusqu’au XIXe siècle, jusqu’au voûtement du ruisseau. Ils disparurent avec l’urbanisation. Les dernières traces du Capsmolen ont été détruites en 2011.

Viviers et moulins du Maelbeek, Infographie de Marco Schmitt d’après, entre autres, la carte de Cabinet des Pays-Bas, Ferraris, 1777

  1. Moulin d’Ixelles
  2. Moulin d’Etterbeek, dit aussi, selon les époques, Moulin d’Eggevoorde, Pypenvijvermolen ou Valkmolen (moulin du faucon)
  3. Le Moulin de Toulouse, dit aussi Papenmutsmolen, créé au temps de la machine hydraulique de Saint-Josse-ten-Noode
  4. Le Moulin des Fontaines et la Machine hydraulique de Saint-Josse-ten-Noode créés au tout début du xviie siècle, afin d’acheminer les eaux du Broebelaar (ruisseau à Etterbeek) vers les fontaines et jeux d’eau des jardins du palais du Coudenberg. Actionnée par le Moulin des Fontaines, la machine propulsait les eaux du Broebelaar 45 mètres plus haut, vers un réservoir (5) juché sur l’enceinte de la ville, à 640 mètres de là.
  5. Le réservoir
  6. Le Capsmolen
  7. Le Donkermolen
  8. Le Kerkhofsmolen
  9. Le Voortmolen, Wijngaertmolen ou Pampiermolen, double moulin à l’origine très ancienne (xiiie siècle), à côté duquel, en 1850, on construisit une meunerie à vapeur dont les bâtiments existent encore.
  10. Le Pladdermolen
  11. Le Nedermolen

(2) Le moulin d’Etterbeek. Détail de la carte figurative de la chaussée à ouvrir entre la Porte de Louvain et la propriété Stevens, André Royet, 1724 (Archives générales du Royaume)

(4) La tour hydraulique, dessin J.-P. de Cloedt, 1ère moitié du xixe siècle (Archives générales du Royaume)

(7) Le Donkermolen, gravure d’A. Boens d’après Paul Vitzthumb, début XIXe siècle

(8) Le Kerkhofsmolen, dessin anonyme du XVIIIe siècle (Archives de la Ville de Bruxelles)