Petite rivière paysagère

La ville, ça se mange ?

Depuis quelques années, parallèlement au concept d’agriculture urbaine, l’idée de plantes comestibles dans les espaces publics refait surface. C’est l’expérience qui est proposée ici. Cette idée suscite de la sympathie, mais aussi des inquiétudes : la terre des villes est-elle polluée ? Ici, en tout cas, elle a été remplacée par une terre propre. Qui se charge de la gestion ? Les plantes seront-elles respectées ?

Nous vous invitons ici à vous servir de ce qui vous fait envie, mais dans le respect de la plante.

Vous trouverez ici (link) des informations sur la cueillette, la taille et l’entretien des plantes de ce jardin, si vous êtes curieux d’en savoir plus… ou si vous en êtes voisins et avez envie de contribuer à son entretien.

La griotte de Schaerbeek… ou la madeleine du Maelbeek

Nous, Bruxellois, sommes le plus souvent d’origines les plus diverses. Que ce soit d’une autre région du pays, de l’Europe ou de la Planète. Cependant, quelle que soit notre origine, ne trouvons-nous pas un sens, un plaisir, à redécouvrir ce qui nous relie à l’histoire du territoire où nous vivons et des humains qui l’habitaient avant nous ? Que ce soit un élément du paysage, l’évocation d’un récit ou d’une saveur…




Photo Ateliers de l’Insu

Les griottiers, ou cerisiers aigres, prospéraient à quelques kilomètres d’ici, à Schaerbeek, tout particulièrement sur le plateau peu fertile séparant les vallées du Maelbeek et de la Senne (actuels quartiers aux alentours de l’église Sainte-Marie). La plus ancienne mention de leur présence à Schaerbeek remonte à 1556. Sans doute y existaient-ils déjà auparavant. Dès le XVe siècle, leur culture est attestée en Europe. Au fil des siècles, les arboriculteurs schaerbeekois en créèrent donc une variété locale. Les tartes aux griottes de Schaerbeek (taerten met Schaerbeeckse kriecken) étaient jadis fort appréciées, tout comme l’est aujourd’hui encore une des bières typiques de Bruxelles, la kriek qui, comme l’indique son nom, est parfumée à la griotte.

Le griottier semble originaire de l’Asie mineure. Ainsi, tout comme les habitants de la ville, les végétaux ou animaux qui caractérisent – ont caractérisé – le paysage, ont des origines géographiques les plus diverses.

Huit cerisiers du Japon ont été abattus. Le travail du sculpteur Xavier Rijs a permis d’en garder la mémoire et de faire le travail de deuil de leur disparition.